Au fil de l’histoire

Ce n’est qu’une légende…

Au début du VIe siècle, Clovis devint maître de la région. Sous son règne, se développa l’évangélisation avec saint Vaast, evêque d’Arras en l’an 500. saint Amé (+790) concerna plus particulièrement Nieppe puisqu’il fut patron de la paroisse, d’abord seul, puis associé, pour un temps à saint Martin.

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Plusieurs hypothèses ont été avancées à propos de l’origine de Nieppe. Ainsi la légende de l’ermitage, selon laquelle Niepkerke aurait été à l’origine, un ermitage, une hutte de branchages adossée à un bosquet d’ormes pour abriter un ermite…

On a supposé aussi qu’une chapelle avait pu être édifiée dans cette clairière par des immigrants venus de la côte. Peut-être ces deux suppositions n’en forment-elles qu’une seule, nos ancêtres ayant fait halte dans cet endroit sûr, autour de l’ermite qui les y avait précédés…

L’explication la plus simple repose sur la traduction même du premier nom de Nieppe..

D’abord clairière dans cette immense forêt qui s’étendait de l’actuelle forêt de Nieppe jusqu’à Warneton et que l’on désignait sous le nom de N’iepen bosch, la « forêt d’ormes », Niepkerke y fut peut-être l’une des premières paroisses.

La langue flamande traduit par iepe l’orme et kerke l’église. Niepkerke aurait été « l’église de l’orme » ou bien « l’église dans les ormes ».

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En ce XIe siècle, plusieurs documents écrits attestent de l’existence de notre cité Le premier document écrit connu qui mentionne Nieppe est une charte notice de 1024.

Tandis que les invasions et les guerres alternaient avec des années de précaire pacification, peu à peu le comté de Flandre se constituait.

En 1071, quelques années de paix venaient de s’écouler quand de nouvelles luttes vinrent ensanglanter le pays. L’un de leurs responsables, Robert le Frison (+1093) entreprit de réparer ses fautes par la fondation de monastères et la construction d’églises.

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Ainsi qu’en atteste la charte de Gérard, évêque de Thérouanne, (deuxième document connu où apparaît le nom de Nieppe), c’est à la fin du XIe siècle – précisément en 1084 – que fut fondé à Nieppe un prieuré bénédictin, placé sous l’autorité directe de l’abbaye de Marmoutier, près de Tours.

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Les largesses de cette grande dame sont restées en mémoire puisque à la fin du XXe siècle, c’est son nom qui a été donné à la maison de retraite rénovée…

Aux XIe et XIIe siècles, le pouvoir des comtes de Flandre croissait face à celui des rois de France sans prestige ni autorité. L’un des plus illustres de ces comtes fut bien ce Baudouin de la seconde dynastie, neuvième du nom, comte de Flandre et de Hainaut et, comme ses prédécesseurs, seigneur de Nieppe.

La comtesse Jeanne, poursuivit l’oeuvre entreprise par Baudouin IX, son père. Sous son impulsion, la Flandre connut une nouvelle prospérité, marquée par l’enrichissement des villes drapières, Bailleul entre autres.

Marguerite de Constantinople succéda à sa sœur Jeanne en 1244, et contribua elle aussi à faire se développer le commerce et l’industrie textile.

Mais cette comtesse nous intéresse plus directement parce que c’est elle qui, en 1245, dota le prieuré bénédictin du manoir et de toutes les terres qu’elle possédait à NiepeEglise, faisant du même coup du prieur, le seigneur de Nieppe, charge assortie du pouvoir de haute moyenne et basse justice.

C’est de cette époque que datent les seuls souvenirs visibles de Niepkerke, et les plus anciens que nous ayons de son passé : deux colonnes et un étang.

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Les deux colonnes qui se dressent aujourd’hui sur la place du Général-de-Gaulle ont été reconstituées avec les vestiges de l’église détruite ; les fûts de colonnes et les chapiteaux à crochets datent du XIIIe siècle et furent notamment réemployés lors de la restauration de l’église après son incendie par les Gueux en 1568.

Contemporain de la comtesse Marguerite également, le petit étang situé derrière l’école Saint-Louis : la « fosse Marguerite », c’est ce qui reste des pièces d’eau qui ornaient les jardins de la comtesse.

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De guerres en querelles, de rivalités en troubles, un siècle riche en discordes et en mésententes, quelle histoire !

Les rois de France, jaloux de la richesse accumulée par leurs vassaux, engagèrent plusieurs conflits armés pour tenter de s’approprier des villes florissantes. Les XIVe et XVe siècles offrent ainsi une alternance de guerres et de périodes de développement, de l’industrie textile notamment ; parmi les spécialités de la Flandre, on notera l’importance du lin pour le rouissage duquel les Nieppois bénéficiaient d’un atout appréciable avec la Lys. Lin et pavot furent en outre utilisés dans la fabrication d’huile.

Les archives relatent également les nombreuses rivalités qui opposèrent le prieur bénédictin (seigneur de Nieppe) aux seigneurs d’Oosthove désireux d’étendre leur influence sur la totalité du territoire de Nieppe.

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Le XVIe siècle vit l’avènement de Charles Quint, roi d’Espagne en 1516, archiduc d’Autriche, puis empereur en 1519. Sept ans plus tard, François Ier renonçait à sa suzeraineté sur la Flandre. Charles Quint abdiqua en 1556, la Flandre devint espagnole et Nieppe fut rattachée à l’évêché d’Ypres.

Les véhémentes protestations des pères bénédictins n’y firent rien : les Jésuites d’Ypres se virent attribuer le prieuré par lettre du pape Grégoire XIII (juin 1584) et devinrent ainsi seigneurs de Nieppe.

Dans l’intervalle, les premiers troubles religieux avaient éclaté faisant pendre haut et court bon nombre de calvinistes.

Le gibet de Nieppe devait avoir sinistre réputation pour faire affubler le bourg du surnom de « pays des pindus » ; nombre de ses victimes ont dû connaître le moulin édifié à proximité en 1505 et disparu dans les flammes en 1918 ; il ne reste de l’un et de l’autre, qu’un lieu-dit au cadastre : le Moulin du gibet.

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L’histoire du Château commence en 1610 et l’histoire de la ville connaît un tournant en 1678.

La restauration matérielle du pays fut entreprise au début du XVIIe siècle. Une date est importante alors pour notre cité : le 15 mars 1610 où eut lieu la vente de la seigneurie de Nieppe au chanoine Philippe de Vicq, issu de l’antique et noble famille d’Oosthove qui possédait déjà une bonne partie du territoire de Nieppe et convoitait le reste depuis des générations.

Philippe de Vicq entama aussitôt la construction d’un château de style gothique flamand. Dans sa Flandria Illustrata, Sanderus décrit la gentilhommière que messire Philippe de Vicq donna en cadeau de noces à son neveu Roland le 18 mai 1624.

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Ses fondation de grès ont survécu à près de quatre siècles de bouleversements et se mirent encore aujourd’hui dans l’eau de leurs douves.

La restauration du pays allait être de courte durée puisqu’en 1618 débutait une nouvelle guerre, la guerre de Trente ans.

Après des années de luttes, Louis XIV parvenait à ses fins : s’approprier ce riche « pré carré » particulièrement brigué ; plusieurs traités entérinèrent les différentes prises de possession et c’est par celui de Nimègue, signé le 10 août 1678 que entre autres villes et bourgs, Nieppe (châtellenie de Bailleul) devint définitivement française.

Sur l’autre rive de la Lys, Armentières l’était devenue dix ans plus tôt, par le traité d’Aix-la-Chapelle signé en 1668.

La ville change, se transforme, se dote d’équipements, Nieppe tourne le dos au village afin de ressembler à une bourgade.

En 1732, la chaussée empierrée qui traversait le bourg fut « réparée ». En arrivant d’Armentières, le voyageur qui passait la Lys en bac (au lieu-dit le Bac du crocq) empruntait le Vieux chemin et rencontrait le Moulin du gibet.

Non loin, les voies d’église, puis la « vieille » devenue « petite » rue de Bailleul, en longeant la Niepbecke alors à ciel ouvert. La grand-route telle que nous la connaissons est postérieure, cette liaison routière directe Lille – Dunkerque par Armentières, Nieppe et Bailleul, étant mise en service en septembre 1759. Le pont sur la Lys, ou Pont neuf, fut achevé en 1765 ; c’en était fini, provisoirement, du bac et des barques.

Par contre la Niepbecke était encore navigable en 1781 – un mémorable procès de bateliers en atteste – et elle dut encore être utilisée de nombreuses années ensuite.

Artère vitale de Nieppe, de nombreux ponts la surplombaient, et un port avait même été équipé : ses quais se situaient approximativement à l’angle des actuelles place du Général-de-Gaulle et rue du Docteur-Henri-Vanuxeem.

Au milieu du XVIIIe siècle, la commune fit l’acquisition d’un terrain, au « Pont », à l’effet d’y faire bâtir des baraques pour abriter les « étrangers », les mendiants et autres chômeurs.

Est-ce l’origine du quartier du Pont-de-Nieppe ? Non, sans doute : le plan cadastral de 1856 – postérieur d’un siècle – n’y indique encore que de rares constructions, hormis les briqueteries, quelques corps de fermes, et le hameau de la Clef-de-Hollande.

16 mai 1769. Traité dit « des échanges » : la France détache de la province de Flandre-Maritime, pour les céder à Marie-Thérèse, impératrice d’Autriche : Dranoutre, Neuve-Eglise, et 570 mesures de la paroisse de Nieppe.

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Conséquence pour Nieppe : la seigneurie d’Oosthove et son château – qui avait remplacé en 1698 l’ancien château-fort – deviennent autrichiens. Une nouvelle frontière est dessinée : celle d’aujourd’hui. Nieppe en a conservé des preuves matérielles : les bornes frontières. Ces bornes, gravées d’un côté des trois fleurs de lis, armes des rois de France, et de l’autre de l’aigle bicéphale de la couronne impériale d’Autriche, jalonnaient la frontière. Des trois bornes frontière implantées à Nieppe, une seule est encore en place, au coin de la rue d’Oosthove et du chemin Mitoyen.

Celle implantée rue du Sac a été dérobée (en 1990) par de peu scrupuleux amateurs d’antiquités.

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La troisième*, descellée pour les commodités de la circulation, marquait le carrefour formé par ce même chemin Mitoyen et la rue qui mène à la Clef-de-Hollande, (l’actuelle rue du Pavé-Fruit) jadis appelée le « pavé de Monsieur Fruict », du nom de Fruict des Parcqs, seigneur d’Oosthove, qui pour faire plaisir à son épouse, avait fait paver cette partie du « chemin de Lis » qui menait de la grand-route à son château.

* Cette 3e borne a été récupérée pour être exposée au musée d’Histoire locale.

Révolution française à révolution nieppoise, les bouleversements se sont produits dans une moindre mesure, certes, mais que de changements…

Vint la Révolution… Et tout d’abord les « doléances » rédigées le 24 mars 1789.

Parmi les huit requêtes, on note que « la communauté souffre d’être encore imposée pour les terres d’Oosthove… » cédées vingt ans plus tôt (traité de 1769) ; la fiscalité, déjà !

La municipalité fut officiellement élue le 10 février 1790 avec pour premier maire, Jean-Marc Chieus. Mais, l’instauration d’un pouvoir central était fort peu prisée, et ses innovations furent contestées. Cela n’empêchera pas la commune d’être divisée en huit sections dont les noms sont demeurés ceux de quelques-uns de nos lieux-dits : La Lys, Trois Rois, Le Bourg, Halle ô Beau,…

Symbole de l’aristocratie, le Château n’échappa à la destruction que parce qu’il pouvait rendre d’autres services !

Désormais commune du département du Nord (1790), Nieppe accueillit très mal la constitution civile du clergé (1791).

A nouveau la guerre, en 1792. Le 13 novembre 1792, saisie de l’argenterie et du métal précieux de l’église, et… résistance des Nieppois, ce qui amena le commissaire du district d’Hazebrouck à demander que l’on fît preuve de la plus grande sévérité à leur encontre.

Le nouveau régime ne guérit ni la misère, ni la faim. Trois femmes de Nieppe passeront deux décades (soit 20 jours) en prison pour s’être servies en grains dans les réserves que la municipalité a constituées et abritées dans l’église…

En règle générale, les Nieppois ne se montreront pas très « ardents » durant ces années troublées, et la vie continuera bon an mal an.

Une enquête effectuée en 1795 (an III) nous apprend que Nieppe comptait alors 2 637 habitants et que l’on y trouvait : 1 marchand (de bière et de vin) et 10 cabaretiers, 3 brasseurs, 7 épiciers, 3 bouchers, 4 boulangers, et 3 moulins.

1799 voyait enfin le retour des châtelains, les Ghesquière de Stradin, qui retrouvèrent leur manoir trop endommagé pour être réparé.

La période révolutionnaire aura une dernière conséquence : avec le Concordat (1803) Nieppe se trouve désormais placée sous l’autorité spirituelle de l’archevêque de Cambrai.

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La Révolution industrielle accélère la profonde mutation de Nieppe, de même, la révolution dans le monde agricole change les habitudes…

En 1852, le Nord donnait massivement son adhésion au second Empire et allait connaître de nouvelles années de paix ; la Flandre retrouvait son folklore, ses traditions ; les « dédicaces » (ducasses) et kermesses duraient parfois près d’une semaine.

Ceux qui dédaignaient les rires provoqués par le jeu pour le moins naturel des acteurs qui se produisaient au théâtre de l’Hallobeau (surtout à la fin du siècle), avaient tout loisir de se détendre en adhérant à l’une ou l’autre des « sociétés », héritières directes des ghildes ou confréries d’archers, arquebusiers et autres arbalétriers.

On pouvait aussi préférer « consommer » dans les quelque 40 estaminets que comptait alors Nieppe.

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Commune de l’arrondissement d’Hazebrouck, Nieppe était desservie par le chemin de fer depuis 1849, et devenait une vraie ville dont elle n’obtint cependant le titre officiel qu’à la fin du siècle en dépassant les 5 000 habitants.

C’est encore vers 1850 que débuta une révolution agricole qui rationalisait l’exploitation de la terre, mécanisait les matériels, allait jusqu’à transformer les structures architecturales des bâtiments de ferme…

La modernisation et les progrès techniques furent plus flagrants encore pour les ouvriers. Naguère artisanale, la production fut peu à peu regroupée.

Sa concentration, et sa formidable industrialisation se traduisirent par la construction d’usines. Il s’ensuivit une urbanisation poussée, dans les villes surtout.

Les patrons – très souvent d’anciens marchands drapiers ou des ouvriers « ayant fait leur chemin » – faisaient construire des « corons » d’habitations uniformes, contraints, pour conserver le personnel à leur service, de leur assurer le logement.

C’est à cette époque qu’il semble devoir situer la naissance puis l’extension rapide du quartier du Pont-de-Nieppe où il sera décidé, en 1876, d’élever une église placée sous le patronage de Notre-Dame de Bon-Secours.

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1850 toujours : construction de la mairie qui remplaçait la vieille « maison de loy » de 1589 devenue la conciergerie du Château.

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La nouvelle mairie se situait à l’emplacement de l’actuel monument aux morts.

En 1850 enfin, le cimetière qui entourait l’église fut transféré hors du bourg, jusqu’à une pâture achetée par la commune dans la rue de Warneton ; le surnom de « l’pâture Brasme » désigna longtemps le cimetière. En 1866, la Niepbecke était comblée dans sa traversée du bourg à la suite d’une épidémie de choléra qui s’avéra particulièrement meurtrière. Les ponts disparurent. La ville s’acheminait inéluctablement vers sa configuration actuelle.

En 1878, le conseil municipal décidait de ne pas donner suite au projet d’acquisition d’un terrain pour édifier une nouvelle école. Estimait-il suffisantes les écoles publiques existantes ? Toujours est-il que ce furent les châtelains qui offrirent le terrain de la nouvelle école où l’enseignement était dispensé aux jeunes Nieppois par les frères des écoles chrétiennes avant que la laïcisation n’intervînt.

Il existait à cette époque à Nieppe plusieurs briqueteries dont la matière première était fournie sur place par l’argile du sous-sol nieppois, pas moins de sept blanchisseries au bord de la Lys, deux fours à chaux, et trois brasseries qualifiées de « belles ».

Il faut ajouter à cela six moulins à vent produisant de la farine pour toute la région : le plus célèbre, celui dit « du gibet », non loin de l’ancien watermeulen (moulin à eau), le « petit » moulin près de la rivière (subsistent un lieu-dit et une rue de ce nom), le moulin Deschildre ou moulin du Tiers-État qui tournait rue de Bailleul, le moulin du Don, celui de la Warnave ainsi qu’un moulin dit « de fer ».

Nieppe ancien n’existe plus, définitivement démoli , définitivement meurtri.

Tout sera à reconstruire…

Le 3 août 1914, la mobilisation fit quitter leurs foyers à près de 500 jeunes Nieppois.

Les Allemands occupèrent la ville une semaine en octobre 1914, puis d’avril à septembre 1918.

Entre-temps, Nieppe vécut à l’heure anglaise dont est resté le nom de boulevard des Anglais donné au raccourci grâce auquel ils évitaient le bourg devenu trop dangereux.

A deux pas du front, bombardée de jour en jour davantage à partir de 1916, la population était de plus en plus menacée.

Le 10 avril 1918, c’est l’évacuation générale

Octobre 1918 : les premiers à revenir au pays n’en crurent pas leurs yeux ; à part, en campagne, quelques rares bâtiments encore debout mais sérieusement endommagés, rien n’avait été épargné… La ville était rasée.

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Cependant, plus encore que l’amoncellement de briques et la disparition de tous les souvenirs, c’est la fin tragique des 255 Nieppois morts pour la France , et des 53 victimes civiles des bombardements qui était cruellement ressentie.

Ce lourd tribut est rappelé par La Flamande au souvenir : le monument aux morts qui orne notre grand-place est inauguré le 3 juin 1928.

Et la ville sera citée à l’ordre de l’armée, citation comportant l’attribution de la croix de guerre 1914-1918 avec palme

Second conflit du siècle beaucoup moins meurtrier et moins destructeur.

A la soumission de l’occupation et à la brutalité des combats de la Libération, il faut opposer les actes héroïques de la Résistance locale sous l’impulsion de Jules Houcke, maire de Nieppe depuis 1939.

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Vingt années de paix… pour replonger dans l’horreur d’un second conflit mondial. Il allait révéler l’ardent patriotisme des Nieppois, faisant de leur ville un des plus actifs noyaux de la résistance de la région.

Il fallut à Jules Houcke, le maire, et à tous ceux qui l’épaulèrent, rivaliser d’astuce, et… d’audace pour :

- ravitailler des centaines d’enfants lillois hébergés dans les fermes nieppoises,
- équiper aviateurs alliés abattus et soldats évadés,
- établir de fausses cartes d’identité pour les réfractaires au travail obligatoire,
- faire de la résistance administrative en plus de toutes les actions secrètes dévolues aux différents réseaux…

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L’occupation vit aussi les soupes populaires qui faisaient se cuisiner en moyenne 1 000 repas par jour – leur souvenir fut concrétisé par un géant, Miss Cantine – et les «  foires au plaisir », organisées pour venir en aide aux prisonniers, et qui tentaient de faire oublier, un peu, la guerre…

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C’est également là que Jacqueline Ente fit ses débuts sur scène, avant de devenir la seule Nieppoise mondialement connue, sous le nom de… Line Renaud.

Nieppe fut libérée, comme toute la région, en septembre 1944, mais les combats de la Libération s’achevèrent tragiquement. Leur dernière mission accomplie – faire sauter le pont sur la Lys – les Allemands quittèrent la ville le 6 septembre au matin en laissant derrière eux un carnage de 20 FFI et 18 otages fusillés.

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Le mémorial érigé à proximité, square du Général-Leclerc, et inauguré le 2 septembre 1951 par le général de Gaulle, rappelle le souvenir des défenseurs de notre sol.

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Nieppe fut à nouveau citée à l’ordre de l’armée – par le général Koenig – et se vit attribuer la croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Malgré ses pertes humaines, la ville fut épargnée par les bombardements durant cette seconde guerre : en reconnaissance du vœu de l’abbé Soots, uncalvaire fut édifié par Weerts derrière la mairie, et inauguré en 1947 par lecardinal Liénart, évêque de Lille.

C’est en douceur que la ville se remet de la seconde guerre mondiale, Si Nieppe compte 4 405 habitants en 1946 à l’aube du XXIe siècle,la ville compte désormais 7 568 Nieppois !

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D’avoir ainsi souffert n’empêcha pas Nieppe de manifester sa générosité en venant au secours de Basse Ham, commune de Lorraine victime d’inondations fin 1947. De cet élan de solidarité naquit une amitié profonde concrétisée par un jumelage.

Ces dernières années, Nieppe a connu : poussée démographique, urbanisation, création de zones d’activités, poursuite de l’équipement en tous domaines,…

Mais en ce début du XXIe siècle, Nieppe peut être considérée comme une ville prospère, résolument tournée vers l’avenir : n’est-ce pas en partie grâce à un passé de courage, de travail tenace, d’espoir malgré les peines ?

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Un passé, une vie,

une histoire,

dont les arbres – pour certains centenaires – du parc aménagé pour le plaisir de tous, demeurent aujourd’hui les silencieux témoins…

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Mémoire en ligne

Mémoire en ligne propose de petits articles relatifs à un sujet bien précis et les présente sans ordre chronologique.

Pendant tout le XXe siècle, ces couleurs ont symbolisé Nieppe, mais au fait quelles sont leurs origines ?

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Les armes de la famille de Vicq, seigneurs d’Oosthove, Warnave et autres fiefs avoisinants à compter de 1399

 » de sable à six besants d’or posés , trois, deux et un  » (aux 1 et 4) ont ensuite été écartelées avec celles de la famille Van Meenen – vraisemblablement à la suite d’un mariage intervenu en 1493

« d’argent au chevron de gueules accompagné de trois roses du même » (aux 2 et 3).

Ce blason avait été choisi par la ville de Nieppe et ce jusqu’en 2005, date de la création du logo actuel.

Ils sont passés à Nieppe

Louis XIV et la reine Marie-Thérèse
le 26 juin 1671.

Napoléon Bonaparte
– en tant que premier consul, le 6 juillet 1803
– en tant qu’empereur en compagnie de l’impératrice Marie-Louise,
le 22 mai 1810.

Charles X
le 9 septembre 1827.

Georges V et le prince de Galles
lors de la première guerre mondiale, tous deux furent reçus au Château.

André Maurois
écrivain, lui aussi, à la même période, passé au Château.

Le général de Gaulle

le 2 septembre 1951 lors de l’inauguration du mémorial FFI et à d’autres occasions.

Maurice Schumann
– régulièrement lors des commémorations de la Libération
– Le 29 novembre 1997, à l’occasion de l’inauguration de l’espace culturel qui porte son nom.

Une célébrité à Nieppe

Jacqueline Ente, plus connue sous le nom de Line Renaud, est née le 2 juillet 1928 rue du Pavé-Fruit. C’est à l’âge de 17 ans qu’elle quitte Nieppe pour tenter sa chance à Paris. Elle y rencontra Louis Gasté qui sera son Pygmalion et mari.

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Le Château de Nieppe se dresse depuis près de quatre siècles en bordure d’un vaste parc, à deux pas du cœur historique de la ville. Le Château fut le témoin direct des évènements qui ont marqué Nieppe depuis le début du XVIIe siècle et leurs histoires sont intimement liées.

Il était une fois…

L’histoire du Château commence officiellement le 15 mars 1610 avec la vente de la seigneurie de Nieppe à Philippe de Vicq, chanoine de la cathédrale d’Ypres.

Philippe de Vicq fit aussitôt l’acquisition d’un vaste terrain, y fit creuser des douves, et entama la construction d’une « maison de plaisance » de style gothique flamand, aux pignons caractéristiques à pas de moineaux, la construction étant surmontée d’une svelte tourelle.

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Philippe de Vicq fit cadeau du Château à son neveu Roland pour ses noces le18 mai 1624. Un décret du roi d’Espagne réunit le Château et ses dépendances, granges, écuries fermes…au fief de Nieppe.

Le Château est représenté dans la Flandria Illustrata de Sanderus ; l’illustration le complète de beaux panaches de fumée s’échappant des cheminées (selon la tradition, les artistes avaient coutume de faire « fumer » abondamment les manoirs et châteaux où la réception avait été princière et la chère succulente.

Un mot des fondations !

Ces épaisses murailles de grès étaient enduites d’un mortier imperméablequ’il fallait, dit-on, battre chaque jour pendant six semaines avant d’en faire usage… Efficacité garantie : les cuisines étaient exemptes d’humidité et l’étanchéité est toujours la même près de quatre siècles plus tard ! Enfin, une des salles du Château était décorée de façon fort originale : ses murs étaient entièrement revêtus de coquillages de multiples couleurs.

Le premier siècle de l’histoire du Château sera mouvementé. Nieppe et le Château auront à souffrir de réquisitions et de pillages à plusieurs reprises : 1635, 1645, 1647, 1655, 1695 et 1708.

On craignait d’ailleurs moins les exactions des armées que celles des pillards et des bandes de brigands qui sillonnaient le pays une fois les soldats repartis.

A chaque fois des palissades étaient dressées autour de l’église, transformée en forteresse, et du Château hérissé de clôtures en planches, tandis que plusieurs de ses salles étaient aménagées en garde-meubles.

La famille Ghesquière

La seigneurie fut rachetée à Joseph Louis Zannequin descendant de la famille de Vicq en 1742 par Marie Le Blan veuve Ghesquière. La famille Ghesquière résida entre autres au Château de Nieppe mais les événements révolutionnaires allaient la contraindre de le quitter précipitamment en 1792.

Au lieu de détruire le Château lors de la Révolution, on l’utilisa comme caserne pour les soldats – les républicains, puis ceux des armées étrangères – magasin à fourrage et prison !

Le passage des troupes causa d’immenses dégâts : vitres et croisées brisées,portes éventrées, murs souillés, les magnifiques tapisseries de Flandre mises en lambeaux… Et le spectacle ne valait guère mieux dans le parc…

Paulin Ghesquière de Stradindernier seigneur de Nieppe – et sa famille revinrent d’exil en 1799. Le châtelain effectua plusieurs demandes d’indemnités, en vain. L’architecte lillois Benjamin Dewarlez-Lepers estima la réparation aussi coûteuse que la construction d’un nouveau manoir. La décision fut prise d’abattre le Château et de le reconstruire sur ses fondations d’origine.

La Maison Blanche

La reconstruction fut achevée en 1802. les douves comblées en façade, la « Maison Blanche » était alors un manoir de style italien, meublé en style Empire, entouré d’un jardin dessiné à l’anglaise.

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Les nouveaux propriétaires étaient Constant Watelet de Messange, par ailleursdeuxième maire de Nieppe, et son épouse, Adélaïde Ghesquière de Stradin, (leur fils Théobald sera également conseiller municipal).

Avec la fin du Premier Empire, la propriété allait souffrir encore. Le 14 mars 1815, une compagnie écossaise de gardes du Roy (500 hommes et 600 chevaux nourris par les habitants) réquisitionna le Château, le parc, les dépendances et les fermes voisines. Pendant les Cent-jours, ce furent des Cosaques, puis quelque 2 000 Saxons… Ces passages de troupes et de bouleversements ont conféré au Château une vocation pour le moins…européenne !

Les Watelet de Messange ont pris une part active dans la vie de Nieppe, en lui donnant deux maires : Constant, puis son petit-fils Edmond. Celui-ci allait affronter aussi courageusement la terrible épidémie de choléra qui ravagea Nieppe en 1866, que les Prussiens contre lesquels il s’engagea en 1870, pour décéder peu après des suites de ses blessures, à l’âge de 30 ans.

La famille Le Boucq de Ternas

La propriété familiale fut alors transmise à Laure Watelet de Messange, épouse du vicomte Amédée Le Boucq de Ternas, puis à son fils Pierre, vicomte de Ternas (1866-1948). A la mort de ce dernier, c’est sa fille Geneviève Le Boucq de Ternas, épouse du baron Olivier de Blocquel de Croix de Wismes (1899-1962) qui hérita du Château de Nieppe.

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Les tribulations de la « Maison Blanche » vont reprendre avec la Grande Guerre. comme toute la ville, le Château subit l’occupation des Allemands pour quelques jours en 1914, suivis des Anglais (avec les Ecossais, Canadiens, Néo-Zélandais, Australiens et Hindous), des Belges, des Portugais, les Allemands revenant seulement en avril 1918…

Le Château fut honoré de la visite de George V. Mais la grande salle servit aussi de tribunal militaire : une sentinelle anglaise y fut condamnée à mort pour abandon de poste et exécutée dans le parc…

On ne semble pas avoir déploré ici d’actes de vandalisme, mais les bombardements causèrent d’importants dégâts : proche du front, Nieppe était repérée et prise souvent pour cible du fait du passage de troupes et de matériel, et de la présence d’officiers d’état-major au Château.

Déjà meurtriers en 1917, ces bombardements s’intensifièrent en avril 1918, la ville étant alors pratiquement rasée. Quant au Château, la façade éventrée perdit à tout jamais son cachet quand en 1920, les démolisseurs vinrent l’achever à coups de mines et de pioches.

Le Château actuel

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En 1925, les ruines étaient déblayées et l’édifice reconstruit sur ses fondations de 1610, était de nouveau habité en 1930. Ses derniers propriétaires et châtelains, les barons de Blocquel de Croix de Wismes et leurs soeurs se séparèrent du Château en 1966.

Le domaine intéressa plusieurs projets immobiliers ou sociaux : lotissement, acquisition par les Postes ou les Papillons Blancs, jusqu’à ce que la ville de Nieppe rachète les bâtiments et les 7 hectares de parc et de bois en 1974.Seul espace boisé de cette importance entre Lille et les monts de Flandre le parc et son manoir sont devenus le fleuron de Nieppe.

Depuis 2000, le Château abrite le musée d’Histoire locale qui permet ainsi aux visiteurs de s’imprégner…un peu de l’histoire de Nieppe et de celle indissociable, de son Château.

Bien de l’eau a coulé sous les différents ponts, eau calme pendant le XIXe siècle, eau plus agitée pendant les guerres du XXe siècle…

Le premier pont fut édifié sur la Lys par Perronet, de 1759 à 1765. Ce « pont neuf » à trois arches sera « reconstruit » – surélevé, comme les routes, pour éviter les inondations – par Thomas Gombert, inspecteur des Ponts et Chaussées à la fin du XVIIIe siècle.

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Ce pont sera détruit durant la Grande Guerre, d’abord remplacé par une passerelle, puis par un pont de fer.

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Lui succédera en 1922 un joli pont à une arche.

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Ce « nouveau » pont est détruit à son tour, par les soldats français, pour retarder l’avance allemande en mai 1940.

Une passerelle, décalée par rapport à l’axe de la route, le remplace alors pendant 4 ans : les Allemands la font sauter à leur départ en septembre 1944.

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Un pont provisoire s’élancera alors d’une berge de la Lys à l’autre.

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Avant que l’on retrouve un « vrai » pont, celui que nous connaissons.

Depuis le 10 février 1790, date de l’élection du premier maire de Nieppe, 15 autres personnes ont porté le titre de premier magistrat

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  1. Jean-Marc Chieus de 1790 à 1802,
  2. Constant Watelet de Messange de 1802 à 1837,
  3. Pierre Portebois de 1837 à 1841,
  4. Charles Vanmeires de 1841 à 1848,
  5. Cyrille Delangre-Salembié de 1848 à 1865,
  6. Edmond Watelet de Messange de 1865 à 1870,
  7. Félix Gokelaere de 1870 à 1871,
  8. Hippolyte Delbecque de 1871 à 1875,
  9. Louis Loridan de 1875 à 1890,
  10.  Hippolyte Delbecque de 1890 à 1897,
  11.  Hector Pollet de 1898 à 1906,
  12.  Henri Vanuxeem de 1906 à 1939,
  13.  Jules Houcke de 1939 à 1968,
  14.  Renée Houcke de 1968 à 1972,
  15.  Michel Grasset de 1972 à 2001,
  16.  Michel Vandevoorde de 2001 à 2014,
  17.  Roger Lemaire depuis le 5 avril 2014.

La médaille de 2005

La médaille d’honneur de la ville de Nieppe, deuxième génération a été remise à ses premiers récipiendaires en 2005. La facture de la médaille initiale (voir ci-dessous) a été modernisée mais cette nouvelle médaille fait le lien entre Nieppe d’hier symbolisée par le blason, et la ville d’aujourd’hui dotée désormais d’un nouveau logo.

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Sur ce logo qui rythme désormais toutes les publications de la ville figurent les éléments clés de Nieppe : le Château, la nature qui nous entoure et la Lys, les fleurs de la ville fleurie, et deux références à l’histoire : la porte des Flandres, et l’orme qui en appelle à l’étymologie du nom de la ville.

La première médaille

C’est en 1970 que le conseil municipal avait décidé de frapper une médaille d’honneur qui serait remise aux personnalités et aux Nieppois qui honoreraient la cité.

L’avers présente les armes de la ville complétées des Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945, et entourées des feuilles de chêne (symbole de Jupiter, l’attribut de la force et du commandement) et du rameau d’olivier (symbole de la paix).

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Sur le revers, en haut : le monument élevé à la mémoire des victimes des combats de la Libération et inauguré par le général de Gaulle le 2 septembre 1951.

En dessous, au centre : le monument aux morts, la Flamande au souvenir…

Sur la gauche : les deux colonnes de pierre reconstituées en 1956 avec les vestiges de l’église rasée en 1918.

Sur la droite : les bornes frontière qui ont matérialisé la frontière définie en 1769 par le traité des « échanges ».

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A la découverte des six moulins à vent et du moulin à eau ayant existé à Nieppe.

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Nom du moulin Situation dans la commune Première mention Date de destruction
1 moulin du Gibet,Galghe Muelne angle des rues du Moulin et de la Minoterie 1505 avril 1918
2 petit moulin rue du Château d’Eau,(avant, chemin du petit moulin) 1577 1918
3 moulin du Tiers Etat,moulin Deschildre Pont d’Achelles XVIIIe siècle 25 août 1917
4 moulin du Don,vieux moulin,oosthof meulen chemin du Don 1506 dernière mention : 1646
5 moulin de fer,moulin defer rue de la Croix-du-Bac 1644 dernière mention : 1761
6 moulin de Warnave, moulin de la Cauwette au bord de la Lys 1548 existait encore en 1856 détruit en 1914/1918 ?
7 moulin à eau sur la becque de Nieppe entre le chemin des Cigognes et l’avenue Jules-Houcke 1491 1839

Voici l’évolution de la population de la ville au cours des derniers siècles.

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en 1975 2 637 habitants
en 1801 2 669 habitants
en 1804 2 936 habitants
en 1849 3 350 habitants
en 1876 4 871 habitants
en 1881 4 992 habitants
en 1886 5 245 habitants
en 1891 5 000 habitants
en 1896 5 640 habitants
en 1901 5 905 habitants
en 1914 6 200 habitants
en 1921 3 341 habitants
en 1931 4 282 habitants
en 1936 4 407 habitants
en 1946 4 405 habitants
en 1954 4 441 habitants
en 1962 4 997 habitants
en 1968 5 341 habitants
en 1975 6 903 habitants
en 1982 7 238 habitants
en 1990 7 418 habitants
en 1999 7 551 habitants
en 2007 7 568 habitants
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Mercredi 27, en fin de matinée, le calvaire a été réinstallé à l’entrée de ville, côté route de Bailleul.

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Le calvaire a été réinstallé à quelques mètres de son ancien emplacement.

Afin de permettre les travaux d’extension de la mairie, le calvaire implanté à proximité de l’école du Sacré-Cœur avait été démonté fin décembre 2011 par des ouvriers de la marbrerie Dumon de Bailleul. Scié à la tronçonneuse en trois parties (le Christ et deux statues), le monument a été restauré dans l’atelier du marbrier. Après plus d’un an d’absence, le calvaire s’est trouvé une nouvelle place à quelques mètres de son ancien emplacement où il avait été construit en 1947.

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Pendant la réinstallation mercredi.
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Sur la placette côté petite route de Bailleul.
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Centenaire 14-18

Mémoire en ligne propose de petits articles relatifs à un sujet bien précis et les présente sans ordre chronologique.

Le 2 août 1914, la première guerre mondiale éclatait, les jeunes hommes étaient mobilisés. Dès le 4 août, d’âpres combats se déroulaient en Belgique.

Nieppe comptera ses premiers soldats tués le 15 août.

Jour après jour, nieppe.fr rendra hommage aux Nieppois partis au combat qui ne revinrent pas.

Samedi 15 août 1914

Jules Joseph Boudry, 33e RI. Dinant (B), tué à l’ennemi.
à 10 h,
Lucien Maurice Désiré Leroux, 148e RI. Anseremme (B), sur le champ de bataille.
à 14 h,
Jules Arthur Plaete, 73e RI. sous Dinant (B), frappé d’une balle sur le champ de bataille.

du 16 au 22 août

Entre le 16 et le 22 août, Nieppe n’aura aucune victime militaire. Bien que le 22 août soit considérée comme la journée la plus meurtrière de la guerre, les Nieppois sont épargnés.

Dimanche 23 août 1914

René Henri Annoot, 43e RI. Saint-Gérard (B), disparu.
Fernand Henri Victor Bafcop, 245e RI. Willerzie (B), disparu.
Alexandre Antoine Adrien Careye, 310e RI Onhaye (B), disparu.
René Arthur Dehongher, 310e RI Anhée-sur-Meuse (B), disparu.
Léon Duriez, 327eRI. Anthée (B), tué à l’ennemi.
Maurice Muyllaert, 208e RI Dinant (B), disparu.

Lundi 24 août 1914

Albert Rodolphe Plouy, 162e RI. Rouvrois (Meuse), disparu.
Alexandre Louis Bertrand Lalau, 162e RI Rouvrois (Meuse), disparu

Le 29 ou le 30 août 1914

Louis Jules Lalau, 33e RI. Sains-Richaumont (Aisne), tué à l’ennemi.

Dimanche 30 août 1914

Léonard Léon Paul Dehouck, 310e RI, Onhaye,(B) disparu

Lundi 31 août 1914

Edouard Charles Florent, Maréchal des logis, 15e régiment d’artillerie de campagne, hôpital de la Croix-Rouge à Laon (02)

Mercredi 2 à 2 h du soir

Maurice Emile Jean Baptiste Haverland, 365e RI
Dombasle-en-Argonne (Meuse), de ses blessures.

Jeudi 3 à 10 h 30

Edmond Rémi Lovigny, 6e régiment de hussards, 1er escadron
Méhoncourt (Meurthe & Moselle), suite de ses blessures – éclats d’obus.

Emile Charlet, 73e RI
Esternay (Marne) tué à l’ennemi

Henri Louis Truwant , 365e RI
Villes sur Cousances (Meuse)

Léon Mestdagh, 84e RI
à Reims (Marne) Tué à l’ennemi

Vital Léandre Faseur, 310e RI
Colligny, Marne, disparu

Lundi 14 à 16 h 30

Jules Henri Turck8e RIT
Hôpital mixte de Bergues [plaie perforante de l’abdomen et de la région dorsale par balle]

Edmond Henri Désiré Bafcop, soldat au 1er régiment de zouaves
avenue de Sainte-Menehould, Reims, des suite de ses blessures de guerre.

Casimir Joseph Bauet, 110e RI
Pontavert (Aisne) disparu

Léon Henri Barrin, 110e RI
Bois de la Mine (Aisne), disparu

Cyrille Aimable Quentin, 110e RI
Pontavert (Aisne) disparu

Gustave Vincent Brévière, 43e RI
Berry au Bac (ferme du choléra) Tué à l’ennemi

Charles Auguste Becque, 43e RI
hôpital d’Amboise, des suites de blessures de guerre.