
« Cette année, ce temps de mémoire prend une signification particulière puisqu’il s’inscrit dans l’hommage national organisé pour le 70e anniversaire de la bataille de France. A l’heure où les derniers survivants des terribles combats de Mai-Juin 1940 s’éteignent peu à peu, il nous revient de cultiver la mémoire de tous ceux qui tentèrent d’enrayer la déferlante nazie qui s’abattit sur notre pays à compter du 10 mai 1940. Tous méritent notre admiration et notre affection pour leur détermination à défendre le sol natal en ce 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale », souligna Alain Wattiez au début de son allocution prononcée le 18 juin devant le mémorial FFI, square du Général-Leclerc.
Auparavant, en présence du député, de nombreux élus, de présidents des associations d’anciens combattants et résistants, membres des groupements patriotiques belges et français et de plusieurs porte-drapeaux, le premier adjoint avait excusé Michel Vandevoorde « qui se remet actuellement d’une intervention chirurgicale ; un maire, en convalescence qui transmet à tous les participants son salut amical ».
Alain Wattiez évoqua aussi l’horrible traumatisme de Mai-Juin 1940.
« Nous gardons en mémoire la tâche indélébile de la collaboration du régime de Vichy, son cortège de lois iniques et racistes, son idéologie réactionnaire et nauséeuse, son goût pour la délation et la haine, érigées en système de gouvernement… Mais sur les lieux mêmes du sacrifice de nos compatriotes nieppois en 1944, nous nous souvenons aussi de la France combattante, de la Résistance et des Forces françaises libres… Tentons de rester fidèles à l’esprit de la Résistance animée qu’elle était par deux valeurs essentielles : le devoir d’engagement et le courage de dire non…
En ce monde fracassé par une crise économique sans précédent, dans cette Europe et cette Nation où l’argent roi est omniprésent, il y a, à vrai dire, mille raisons de dire NON. Ayons donc la force et le courage de nos anciens pour refuser l’inacceptable, non pas pour nous mais pour les jeunes générations. Demandons-nous ce que nous avons fait de la belle victoire de 1945 obtenue grâce au général de Gaulle qui, un jour de juin 40, refusa la déliquescence d’un Etat et d’une Nation à genoux », rappela Alain Wattiez avant de lire le message d’Hubert Falco, secrétaire d’Etat aux anciens combattants.

Puis Maurice Moreeuw, adjoint à la communication, fit la lecture complète de l’Appel du 18 juin 1940. Outre le dépôt de gerbe, cette cérémonie fut marquée également par la participation de l’Harmonie de Nieppe qui, sous la direction de Pascal Hennion, joua les hymnes nationaux de la Belgique (La Brabançonne), de l’Angleterre (God save the Queen) et de la France (La Marseillaise).
